Le songe de la caravane du désert
Le 19/02/11
J’ai fait un songe dans lequel je ne me souviens que d’une scène, la voici :
Je regardais à travers un trou de serrure.
Je vis alors une caravane du désert arrivant sur la gauche composée de dromadaires et d’individus.
En tête du cortège, portées sur un support plat, se tenaient debout deux personnes couronnées, mais à ce moment-là, je ne distinguais pas leurs visages.
J’apercevais des gens qui suivaient à pied, vêtus de longues tuniques et je voyais comme des petites plateformes de bois transportant des objets comme si cela était des présents à offrir.
La caravane s’arrêta devant mes yeux et je me rendais alors compte que j’étais cachée dans l’église de mon quartier et eux, regardaient dans ma direction.
Mon attention fut alors attirée sur une de ces deux personnes qui représentait alors pour moi un Roi puisque couronné et habillé d’une longue cape rouge épaisse.
Tourné vers moi, il souleva de son visage avec ses deux mains un léger voile brillant et vivant parce que je percevais cela comme une peau translucide, pour découvrir sa face à la façon d’une mariée devant son époux lors des consentements.
Mon âme prit alors peur car je me rendais compte que tous étaient là pour moi et je m’éloignais de l’ouverture par lequel j’observais la scène en me retournant, le dos contre le mur pour me cacher et je me réveillais.
Vraiment bizarre ces songes…
Rajout le 04/01/13
Je tapais le texte du livre d’Isaïe (60, 1-6) pour faire la feuille de messe de ce dimanche quand me revint alors en mémoire bizarrement ce songe…
Voici le texte :
« Debout Jérusalem ! Resplendis : elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Regarde : l’obscurité recouvre la terre, les ténèbres couvrent les peuples ; mais sur toi se lève le Seigneur, et sa gloire brille sur toi.
Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux, regarde autour de toi : tous, ils se rassemblent, ils arrivent ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur les bras.
Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi avec les richesses des nations. Des foules de chameaux t’envahiront, des dromadaires de Madiane et d’Epha. Tous les gens de Saba viendront, apportant l’or et l’encens et proclamant les louanges du Seigneur. »
Plutôt troublant…
Je pensais alors qu’après avoir reçu autant de grâces (représentées par les présents des étrangers dans mon songe), je montrais que je les fuyais…
Rajout le 21/06/19
Aujourd’hui même, dans « prions en église » la lecture du jour est la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (11, 18.21b-30) rappelle les épreuves que saint Paul a subi pour la propagation de la foi en Jésus et je repensais à mon songe encore une fois. Comme si la Parole de la Bible me rappelait la vérité :
« Frères, puisque tant d’autres se vantent à la manière humaine ; eh bien, je vais, moi aussi, me vanter. Si certains ont de l’audace – je parle dans un accès de folie –, j’ai de l’audace, moi aussi. Ils sont hébreux ? Moi aussi. Ils sont israélites ? Moi aussi. Ils sont de la descendance d’Abraham ? Moi aussi. Ils sont ministres du Christ ? Eh bien – je vais dire une folie – moi, je le suis davantage : dans les fatigues, bien plus ; dans les prisons, bien plus ; sous les coups, largement plus ; en danger de mort, très souvent. Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ; trois fois, j’ai subi la bastonnade ; une fois, j’ai été lapidé ; trois fois, j’ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en pleine mer. Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant de mes frères de race, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères. J’ai connu la fatigue et la peine, souvent le manque de sommeil, la faim et la soif, souvent le manque de nourriture, le froid et le manque de vêtements, sans compter tout le reste : ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Églises. Qui donc faiblit, sans que je partage sa faiblesse ? Qui vient à tomber, sans que cela me brûle ? S’il faut se vanter, je me vanterai de ce qui fait ma faiblesse. »
Autocentrée sur ma personne par les souffrances physiques, morales et spirituelles… je me rebellais contre Dieu car j’attendais de lui plutôt des soulagements.
En fait, je ne comprenais pas cette purification de l’âme.
En lisant ce témoignage de saint Paul apôtre du Christ, je devais accepter les souffrances du quotidien et aussi celles reçues en témoignant dans l’église catholique.
J’ai pu constater qu’une partie des fidèles et de ses prêtres n’y fait pas sa volonté et se met en guerre contre moi…
Rajout le 15/10/23
Je dirai que dans l’interprétation du songe, on y verra à travers la caravane du désert, ces aides spirituelles qui viennent dans notre désert pour nous aider.
En tête, le Roi et la Reine du ciel, sont Jésus et Marie accompagnés des saints.
Dans l’image du Roi qui soulève, par amour, le voile de son visage pour que je le reconnaisse, cela devait me faire réagir car j’ai constamment fui l’appel…
Et ce, depuis l’enfance car la souffrance, le malheur du quotidien, le monde agressif, les combats dans les épreuves… m’avaient forgés une carapace de protection contre le « tout »…
Se laisser aimer de Dieu, se laisser approcher de lui, pour ensuite accepter ses grâces pour témoigner de cette œuvre de rédemption universelle… c’était trop pour moi.
La suite dans le prochain articles. Bien à vous.
@dandel.SMI