LA VOLONTÉ DES AUTRES

Le 25/04/10

Ce matin au réveil, j’entendais le chant d’un psaume que l’on chante à l’église :

« Aujourd’hui est un jour de joie, alléluia, alléluia ! »

Aussitôt, je me rappelais qu’on était dimanche et je fus remplie de joie d’aller à la messe pour recevoir le corps du Christ.

Puis laissant aller mes pensées, je me rappelais de la veille et de l’échange vécu.

En effet, hier, mon mari, moi-même et notre enfant étions invités à l’anniversaire de notre belle-sœur. Attablés aux côtés de ses grands-parents, on discutait ensemble de tout et de rien puis « Pierre » le grand-père, se retournant vers moi, commença à me parler de son fils qu’il avait perdu en novembre dernier.

Sa femme assise à côté de lui, nous interrompa pour exprimer sa grande souffrance et c’est alors que je m’apercevais que je n’arrivais pas trouver des mots de réconfort… sa douleur me rappelant la mienne.

Je les écoutais me dirent à quel point cela leur était difficile à vivre.

Je leur confiais alors que mon seul apaisement au décès de ma petite sœur, je l’avais trouvé dans la découverte de la foi en Dieu.

Non pratiquant mais de bonne nature, le grand-père me dit qu’il ne voulait pas aller à l’Église mais respectait ceux qui avaient cette foi.

Alors, je lui ai répondu que moi aussi, je respectais sa volonté.

Des larmes remplirent ses pauvres yeux, puis il me fit un petit sourire comme… de reconnaissance.

Rajout le 27/06/22

En début de conversion, durant le temps d’épousailles avec Jésus (au sens figuré), j’étais toujours contente d’aller à la messe. Seulement, par la suite, les épreuves de la vie, les attaques m’attristeront et me feront trop souffrir. J’avancerais alors à contre-courant et je perdrais au fur et à mesure cette joie.

Dieu n’empêche pas ce qui permet à l’âme de changer… pour porter du bon fruit.

Plusieurs fois j’arrêterais de le suivre mais je reviendrais toujours car mon âme souffrait trop d’un manque… de « bon » ressenti intérieur…

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Pour expliquer cet échange providentiel avec le grand-père de ma belle-sœur, je dirais que je pouvais y voir un signe de mon propre mûrissement.

En effet avant, je ne savais pas accepter la volonté des autres quand ceux-ci prenaient un mauvais chemin. Ma réaction était instantanément et on finissait par se fâcher.

Avec Jésus, j’ai dû « apprendre » à réagir différemment pour pouvoir garder ma paix et celle d’autrui.

Savoir être, simplement pour les autres, un exemple, un témoin, et partager dans le respect de chacun.

Et ce, pour le bien de tous.

La suite dans le prochain article. Bien à vous.

@dandel.SMI

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