LES MENDIANTS
Le 06/12/10
Comme cela m’est déjà arrivé, lorsque j’omets de relater un fait, il me revient souvent en mémoire jusqu’à ce que je le mette par écrit.
Il peut alors se passer quelques temps avant que je ne décide de le retranscrire et cela par rapport à mes doutes tenaces.
C’est pourquoi, je peux avoir un décalage sur la chronologie des faits relatés.
Ces derniers temps, je revois souvent en pensée, les deux mendiants que j’ai pu rencontrer sur le chemin quand j’étais en voyage à Medjugorje.
A l’aéroport de Roissy, un drôle de personnage arriva dans l’aire de repos où nous étions installés moi et mon ami, attendant le départ du vol via Split pour Medjugorje.
Alors que je lisais un livre, la tête baissée, il s’arrêta face à moi à quelques centimètres pour m’obliger alors à la lever et là, il tourna sur lui-même pour que je le regarde bien.
Je voyais une personne d’une trentaine d’années, aux cheveux bruns liés en queue basse nouée, et dont son accoutrement m’avait amusé.
En effet, d’une allure bien masculine, il avait cependant des vêtements longs en toile de lin d’un ton pastel. Propre sur lui, il portait comme un châle de femme en tissu sur ses épaules, une sacoche plate en bandoulière et des sandalettes.
Il s’installait en face de moi sur le fauteuil public, s’asseyant de biais sur celui-ci, les jambes posées sur l’appui coude, puis entrelaça ses mains comme pour prier en tournant son regard sur moi.
Je l’observais et tout en me fixant dans les yeux, il commençait à parler à voix basse de façon sérieuse et intérieure. Je veux dire comme si il s’adressait à quelqu’un comme on le fait en priant.
Il avait un regard profond aux yeux marron mais sans réelle expression au visage. Cependant, Je percevais une douceur de cœur dans son regard et de suite, je pensais à Jésus. Pourquoi ? Je ne sais pas, j’avais seulement l’impression qu’il me parlait intérieurement : « Regarde… JE suis bien là et JE te vois ».
Puis, il se relevait aussitôt pour venir vers moi, et je fus surprise de son approche car il avait une démarche « majestueuse ».
Sans un mot et là, sans me regarder dans les yeux, il me tendait « gracieusement » (tout en douceur lente), sa main pour attendre une aumône et mon âme fut remplie de crainte inexplicable.
Je demandais alors à mon ami de m’avancer mon sac mais il lui donnait lui-même une pièce à ma place.
Puis, il continua d’avancer sa main au reste de la rangée, de la même manière, c’est à dire positionné de côté, toujours de manière majestueuse, sans un mot et sans regarder les personnes en face.
Après, mon esprit redevenait aussi vite perplexe et je me disais :
« Quand même ! Je ne peux pas tout croire ! Ce n’était qu’un passant, c’est tout. »
Pourtant, en même temps, comme une lumière qui éclaire, je me souvenais de la demande que j’avais faite à Dieu de faire venir à moi les mendiants afin de m’obliger à donner car cela m’était difficile à faire à cause de mes préjugés.
Quelques jours plus tard, à Medjugorje lorsque je vis une mendiante Italienne crier : « Bambino, bambino ! », qui veut dire « petit enfant » comme La Vierge nomme ceux qui viennent à Medjugorje, je fus saisie d’étonnement en pensant encore une fois à cette même demande.
En effet, cette femme se trouvait seule à mi-hauteur de la haute montagne que l’on descendait après avoir fait le chemin de Croix, sous une pluie battante, les pieds dans le ruisseau qui s’élargissait de plus en plus.
Mon ami fut aussi surpris de voir une femme mendiante à des centaines de mètres d’altitude.
J’avais remarqué qu’elle aussi portait un châle coloré et en plus ne semblait pas du tout être gênée par la pluie ni être mouillée.
Par ces pensées, je fus saisie d’une crainte encore plus grande…
Rajout le 30/09/17
Lors d’un 2ème pèlerinage 1 an jour pour jour, à Medjugorje avec ma grande sœur, elle m’offrira un tableau acheté là-bas, représentant Jésus priant comme exactement celui que j’avais vu à l’aéroport.

Je remerciais Dieu pour ses grâces providentielles.
Alors, soudain, en pensée, j’entendrai ceci : « Il n’y a pas de merci pour le dû au Roi ».
Mais je ne compris pas cette expression…
Rajout le 19/05/23
Par la suite je comprendrais que le « dû » au « Roi » c’est « moi » pour « Jésus ».
« Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du roi Hérode, voici des mages d’Orient arrivèrent à Jérusalem, et dirent : Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus pour l’adorer. »
Matthieu 2.1-2
Parce que je suis chrétienne, j’appartiens à la royauté du Christ par filiation.
Alors, je suis son dû car il a payé de sa vie… ma vie en héritage en portant tout le mal que ma nature humaine peut faire et ainsi en libérer mon âme pour un jour repartir dans sa demeure en paix.

La suite dans le prochain article. Bien à vous.
@dandel.SMI