8- la pluie de signes
Ce qui est surprenant, c’est que je conversais avec ma famille, avec des guides, avec saint Michel… mais en fait, la crainte d’être trompée et tromper les autres m’empêchait de tout accueillir en pleine confiance. Tout croire aveuglément… je ne sais pas. Alors, peu de temps après, je recevais d’autres signes. Il y a eu un petit rond de lumière posé d’un seul coup sur ma page de lecture d’un petit livret « Prions en église » que j’avais eu gratuitement à la messe.

Je m’étonnais de cela et en essayant de faire de l’ombre dessus avec ma tête, il restait toujours aussi lumineux. Je m’avançais, je reculais à plusieurs reprises, il était toujours là. Il disparut quand je refermais le livret. Je me suis alors dit que l’on me montrait la lecture à suivre et je me suis abonnée à ce mensuel. (Plus tard, je lirai dans la prière Veni Sancte Spiritus : « Viens Esprit Saint en nos cœurs et envoie du haut du ciel, un rayon de ta lumière… qui me confirmait ce fait).

Après cela, un après-midi au réveil d’une sieste, je vis à travers la fenêtre de ma chambre, le lampadaire de ma rue allumé. En sortant voir, il n’y avait que le mien qui fonctionnait et qui s’éteignait peu de temps après. Je savais que cela n’était pas possible car les lampadaires sont tous reliés entre eux. (Dans l’Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu au chapitre 5, les versets 14 et 15 me feront repenser à ce phénomène :
«Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée ; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison»
Explication au sens propre : c’est le fait que j’ai vécu.
Explication au sens figuré : la lumière c’est la parole, la ville c’est ma personne, la montagne c’est le lieu de la rencontre avec Dieu, la lampe c’est l’Esprit de Dieu agissant en moi, la maison c’est notre monde. Donc il fallait que je comprenne que je recevais la parole par l’Esprit de Dieu pour éclairer les autres de ce monde.
(Là en relatant, comme si mon esprit s’allumait, en même temps, je repense à un fait que j’ai vécu quelques années plus tard dans cette même rue. Une sœur de la paroisse qui connaissait mes souffrances – et non mon expérience mystique – m’avait proposé une place de pèlerin gratuite pour Lourdes qu’elle avait récupéré d’une personne qui se désistait et elle était venu me chercher pour aller à la gare. Arrivée chez moi, elle disait avoir tourné longtemps dans ma cité avant de reconnaître ma voiture car elle avait comme adresse en tête « la rue du messager » au lieu de « la rue Paul Cézanne ». Tout cela pour me faire dire par sa bouche, ce que Dieu attend de moi).
Quelques temps après, alors que je pleurais sur mon bureau de chambre en pensant à ma défunte sœur en face d’une image de Jésus le bon Berger que l’on m’avait donné, j’ai senti un corps m’envelopper par derrière mes épaules comme pour me consoler. La peur engendrée par ce geste inattendu et irréel pour mon esprit terre à terre, fit disparaître le ressenti d’amour perçu et les larmes partirent de plus belles car là je me souvenais de la fois où ma sœur épuisée par la chimiothérapie, je l’avais prise de la même manière…
Après je reçus un message sur le répondeur une nuit vers 2h30 du matin. La peur de ma vie ! Je réalisais que là j’avais une preuve irréfutable !… Ce message disait : « Mammon, Mammon… je suis bien ici, je cherche quelqu’un pour parler de la mort… de la mort ! ». D’abord je ne comprenais pas les deux premiers mots, et puis le dernier mot dit de manière plus forte comme pour mettre l’accent dessus me fit trembler tout le corps. (Je reconnus des années plus tard la voix de saint Jean Paul II (mort en 2005) sur un CD du chapelet du Rosaire à Marie. Je comprendrais que je recevais son appel pour expliquer aux autres que la mort ne se termine pas ici. Par le mot « Mammon » qui veut dire « richesse mal acquise », il me rappelait que j’étais riche de Dieu même si je ne le méritais pas.)
Comme je restais pétrifiée, après on me donnera ce message : « N’aie pas peur, crois-nous, aie confiance ». Je me disais : « Est-ce vraiment vrai cela ? » mais mon esprit ne cessait de répéter : « Non, ce n’est pas vrai… non, ce n’est pas vrai… » Vraisemblablement à cet instant, je ne voulais toujours pas entendre les appels… Quand mon mari rentra du travail vers 6h30 du matin, je lui fis écouter le message et je lui racontais tout. (Avant ce fait, doutant continuellement, je ne pouvais pas lui en parler. Comment aurai-je pu lui confier cela ? il était tout aussi farouchement athée que moi). Il y eut ensuite un blanc entre nous, puis il me dit « Tu te rends compte de ce que tu me dis ? » Je me pensais bien qu’il ne me croirait pas puisque moi-même j’avais du mal à le croire mais j’avais une preuve et qu’en plus, je ne pouvais pas inventer dans ces termes ! Je n’oublierais jamais son regard inquiétant et désolant à ce moment-là. J’ai senti que je l’avais profondément déçue. Moi qui ne parlais jamais de spiritualité et s’en moquais complètement et même ouvertement ! Pour mon mari, je ne pouvais pas tenir ce genre de propos. J’ai souffert de sa réaction car il me renvoyait l’image d’une personne devenue… folle. Vexée qu’il ne me croit pas, je décidais de lui prouver à présent que je ne l’étais pas et qu’il existait un ailleurs après la mort. Mais comment faire ? Ma réponse fut de prier pour avoir de l’aide.
La suite dans le prochain article. Bien à vous.
@dandel.SMI