LE CHEMIN DE CROIX
Le 14/10/10
Le guide nous emmenait ce jour, en car, de la pension à la montagne Kruševac de Medjugorje pour faire le chemin de Croix et je suivais alors bêtement… sans me rendre compte que cela m’était impossible à faire.
Arrivée au pied de celle-ci, je pensais qu’on allait prier sur le bas-côté mais non, j’apprenais qu’on allait la grimper.
Je m’écriais spontanément en voyant la hauteur de la montagne à gravir :« Mon Dieu, je n’arriverais jamais à la montée dans mon état ! »
Le groupe s’enfonçait dans les broussailles avec mon ami qui m’avait « bizarrement » oublié sur la route.

Je me retrouvais seule, inquiète alors de me perdre, je m’écriais : « Eh bien si Marie m’a invité ici, qu’elle m’aide alors ! »
Dès, le premier effort, le premier rocher à passer, la douleur se fit sentir et la seule solution pour moi fût de prier alors j’ai prié… prié…. prié à chaque pas… je peinais mais j’avançais appuyée sur mon bâton de marcheur.
J’ai pu rejoindre le groupe qui s’était arrêté à la première station de la Passion du Christ pour méditer alors sous la pluie qui commençait à tomber.
Au plus j’avançais, au plus je me rendais compte que je priais… avec rage.
Pourquoi ? Tout simplement parce que j’étais en révolte face à ce corps infirme douloureux et en plus, de devoir solliciter de l’aide…
Un autre groupe de pèlerins Italiens nous suivait et un moment donné, j’ai entendu deux personnes se parler dans leur langue maternelle que j’ai comprise alors que je ne la connais pas.
L’une demandait : « Mais que fait-elle cette femme ? »
L’autre répondit : « Elle prie. »
« Ah ??? » rétorqua la première de façon interrogative.
En effet, je priais furieusement à voix haute tous les « Je vous salue Marie ».
Forcément, à la traîne et à mon insu, plongée dans ma propre colère, cela avait interpellé mes voisins de route qui me doublaient.
Enfin, arrivée en haut de la montagne, à la grande Croix, je prenais conscience qu’il fallait redescendre et là, à bout de souffle, je baissais encore les bras.
Cependant, le groupe avançait, il fallait donc continuer… alors, j’ai de nouveau prié… prié… prié…
La pluie qui était devenue battante m’exaspérait et je criais :
« Et voilà que maintenant, ils nous envoient le déluge !!! »
La descente fut périlleuse car un ruisseau s’était formé grandissant progressivement sur le chemin en pente et on devait marcher dedans sur des cailloux saillants, des rochers glissants et des arbustes épineux qui nous attrapaient au passage… et qui m’enrageaient encore plus…
A mi-hauteur de la montagne, voyant la fin du calvaire approchée, je décidais de chanter des louanges à Marie… quand soudain, j’apercevais une femme « bien en chair » nous interpellant et nous criant : « Bambino ! Bambino ! ».
Je trouvais vraiment ce fait bizarre… et je me disais intérieurement :
« Que fait là cette « Mama » sur le côté du chemin, sous la pluie torrentielle, avec juste comme protection un châle sur les épaules ?
D’un seul coup, je fus prise d’une crainte quand je vis qu’elle n’était pas mouillée… et je passais devant elle… toute perplexe.
Arrivée en bas, j’étais très heureuse de voir la fin de ce calvaire et je remerciais la sainte Vierge Marie car même si je souffrais, j’ai pu ressentir cette possible aisance d’action avec un corps dont les muscles affaissés n’auraient jamais permis cela.
Rajout le 15/05/19
Il m’était impossible avec la fibromyalgie de faire cela et pourtant… avec la foi… sur l’aide de la sainte Vierge Marie ce fût possible.
Oui, sur la route, on peut rencontrer des anges et j’aurais la confirmation par la suite de cette réalité en le lisant dans la Bible, car Dieu l’a dit à travers les témoignages de ses prophètes…
Je pense aux « mages » par exemple.
« Bambino » veut dire « bébé » alors aujourd’hui, je peux dire qu’effectivement à ce stade d’évolution spirituelle, je n’étais qu’un bébé…
La suite dans le prochain article. Bien à vous
@dandel.SMI