LE POTIER
Le 06/10/10
Je priais aujourd’hui dans l’Eglise quand j’entendais des enfants chahuter devant la porte.
Je demandais au Seigneur pendant ma prière de les éloigner pour pouvoir terminer tranquillement mon chapelet.
C’est alors que les jeunes garçons sont rentrés en courant, grimpant l’escalier menant à l’orgue en criant dans ce lieu sacré.
Scandalisée, j’ai porté ma voix à leur hauteur d’écoute leur rappelant que l’Eglise était un lieu de prière et non pas une aire de jeux.
Enervée, je ne comprenais pas pourquoi Dieu laissait faire cela.
Après, je recevais en locution ce message :
« Pourquoi viendraient-ils pas paître ici ? »
Je me disais : « Mais que veut dire cette phrase ? »
Et cela m’énervait vraiment de ne pas comprendre.
« Parle plus. Tu perds patience »
Je soufflais d’avoir cette réponse et il me répondait :
« Perds pas le potier »
Je me disais donc que je n’arriverai jamais à comprendre le sens et le langage de là-haut et je me rapprochais d’Internet pour trouver peut-être une réponse.
Dans le moteur de recherche, je tapais : « Le potier dans la bible » et je trouvais ce texte :
Que dirons-nous donc ? Dieu serait-il injuste ? Certainement pas !
En effet, il dit à Moïse : Je ferai grâce à qui je veux faire grâce, et j’aurai compassion de qui je veux avoir compassion.
Ainsi donc, cela ne dépend ni de la volonté ni des efforts de l’homme, mais de Dieu qui fait grâce.
L’Ecriture dit en effet au pharaon : Voilà pourquoi je t’ai suscité : c’est pour montrer en toi ma puissance et afin que mon nom soit proclamé sur toute la terre.
Ainsi, Dieu fait grâce à qui il veut et il endurcit qui il veut.
Tu me diras : « Pourquoi fait-il [donc] encore des reproches ? Qui peut en effet résister à sa volonté ? »
Mais toi, homme, qui es-tu pour entrer en contestation avec Dieu ? L’objet dira-t-il à celui qui l’a façonné : « Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? »
Le potier n’est-il pas le maître de l’argile pour faire avec la même pâte un ustensile d’un usage noble et un ustensile d’un usage méprisable ?
Que dire si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère tout prêts pour la perdition ?
Et que dire s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire envers des vases de compassion qu’il a d’avance préparés pour la gloire ?
Ainsi il nous a appelés non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les non-Juifs.
C’est aussi ce qu’il dit dans le livre d’Osée : J’appellerai ‘mon peuple’ celui qui n’était pas mon peuple, et ‘bien-aimée’ celle qui n’était pas la bien-aimée.
Et là où on leur disait : ‘Vous n’êtes pas mon peuple’, ils seront appelés fils du Dieu vivant.
Bible – Romains 9,14-26
Je comprenais donc que le potier était Dieu, le créateur, et que moi, j’étais le vase, sa création…

Rajout le 17/02/23
On doit lire dans : « parle plus » en fait : « je ne parle plus »
Dieu n’a pas mis la négation pour me rappeler à ce moment-là que je l’employais trop souvent dans mes conversations avec lui au lieu de permettre au principe de l’affirmation d’ouvrir mon esprit aux possibilités de la vie divine avec lui, par lui et en lui.
Il m’a été très difficile de taire mon moi profond… car depuis toujours j’étais un vase de colère face au monde injuste qui à l’usure, a fini par se briser.
Mais c’est ainsi que Dieu, celui que je rejetais depuis toujours, a pu entrer chez « moi » pour m’aider à recoller les morceaux dans la sagesse de son Esprit afin que celle-ci s’imprègne en moi, tout en me permettant de rester juste et sans produire de la colère.
La suite dans le prochain article. Bien à vous.
@dandel.SMI