L’OEUVRE DU JUGEMENT DERNIER
Le 10/04/10
Nous étions invités depuis longtemps chez nos amis que nous avions rencontré en vacances dans un camping à Portiragnes en 2009.
Ne voulant pas repousser une 3ème fois l’invitation, malgré mes problèmes de santé, j’y suis allée quand même avec ma petite famille.
Lors de notre séjour, je m’efforçais de ne pas montrer ma souffrance et mon épuisement physique et je suivais la troupe aux sorties découvertes de Dijon.
Nos amis avaient planifié une visite aux Hospices de Beaune. Je n’avais pas vraiment envie d’y aller surtout en entendant le mot « hospice ».
Après, j’avoue que je ne l’ai pas regretté car j’ai eu la chance de découvrir au sein de cet établissement, des œuvres magnifiques :
Un ensemble de tableaux reliés ensemble et représentant le jugement dernier des âmes.
Celui-ci a été peint par Roger Van Der Weyden sur la demande de Nicolas Rolin, le chancelier du Duc de Bourgogne. Dans sa vieillesse, il avait accumulé de grandes richesses, ce qui l’avaient fait haïr des hommes. Il craignit le jugement de Dieu et décida d’en rendre une partie aux pauvres en fondant un hôpital pour eux.
Alors que la semaine précédente, j’esquissais sur papier un dessin pour symboliser l’évolution de l’âme pour accéder à Dieu, je retrouvais la même idée dans cette représentation. C’était incroyable ! Forcément, j’ai accroché de cette belle réalisation.
Je la balayais du regard quand cela me rappelait des faits vécus et des messages reçus.
Il y a eu tout d’abord cette vue d’une âme nue au dos courbée se dirigeant tout droit dans les abîmes des ténèbres en se mordant les doigts.
Là, je me souvenais d’un message de ma grand-mère que j’avais reçu à la suite de mes regrets de ne pas avoir pas été assez présente dans sa fin de vie.
Je recevais en réponse ces paroles : « Tu as raison de te mordre les doigts maintenant ».
Oui, effectivement, il était bien tard… pour regretter…
Je continuais de scruter chaque partie et mes yeux s’arrêtèrent sur des anges en train de souffler sur des âmes sorties de terre.
Là, je me souvenais qu’au tout début de ma rencontre alors que je lisais dans ma chambre fermée, j’avais senti des traits de courants d’air qui semblaient venir de partout ainsi qu’un léger baiser sur ma joue.
Poursuivant ma lecture, je vis au-dessous de Jésus assit sur un arc en ciel, l’archange Saint-Michel soulevant une balance.
Ce nom je l’avais reçu dans un message pour m’informer alors qu’il était celui de mon ange gardien… associé à un dessin d’une balance avec deux coupelles de pesée du bien et du mal représentant mes actions et puisqu’elle était équilibrée, je devais choisir entre le bien et le mal.
Ce polyptyque représente symboliquement la rencontre des êtres humains avec leur Dieu et leur choix final lors du face à face.
On y voit ceux en colère qui fuient ce réveil par des grincements de dents et des cris en se dirigeant alors vers le feu de l’enfer. Pour les autres, on les voit joindre les mains pour prier en prenant le chemin de la paix vers le Paradis céleste.
Au-dessus d’eux, la sainte Vierge Marie et saint Joseph prient en intercédant auprès de Jésus sur le sort de ces âmes et à côté d’eux se tiennent des anciens…
Alors j’ai encore pensé aux paroles reçus au début : « Les Araméens arrivent… »
Dans cette gravure, un de ceux-là se penche tristement sur les pauvres rebelles et en moi je penserais : « On vous avait prévenu mais vous n’avez pas voulu entendre ! »
Je continuais de balayer l’œuvre en hauteur où siègent de chaque côté du Christ, des anges amenant la Croix de bois, la couronne d’épines, la flèche et la lance avec une éponge et… ahrrr ! je pensais alors à mes souffrances…
Rajout le 10/06/22
Je pense que cette représentation montre le principe de l’appel à Dieu après la mort mais également possible avant…
Se retrouvant ainsi face à face avec soi-même, on passe alors en jugement pour toutes nos actions bonnes et mauvaises vécues sur terre.
Après le chemin proposé sera selon notre choix, de prendre soit celui du pardon ou celui de la damnation.
Un autre chemin est encore possible pour réparer les conséquences du mal causées sur soi-même et sur les autres par la réalisation d’un purgatoire ici-bas ou de l’autre côté du voile.
Je me souviendrais au fur et à mesure de mon ascension spirituelle de tous les appels que j’avais eus depuis mes 7 ans et que j’avais toujours fuis à cause de la colère qui m’aveuglait complètement. Colère qui (pour moi) était juste face à la méchanceté des humains.
Seulement cela appelait des pensées, des paroles et actions mauvaises sur les autres qui en retour salissaient mon âme et me rendaient triste. Un véritable effet boomerang…
Mon dernier appel a été un combat mais l’amour de Dieu a fini par conquérir mon cœur et me rendre la paix avec et en lui. Ce, en veillant bien à la conserver dans un monde qui tend plus vers le mal.

La suite dans le prochain article. Bien à vous.
@dandel.SMI